Extrait de coaching

Tu sais parfois, enfin souvent, j’ai du mal à faire des choix. Et en fait quand j’en fais, je les remets en doute après, ou alors je regrette. Et souvent, comme je ne suis pas sûre de ce que je veux faire, alors, je mets vraiment beaucoup de temps à prendre une décision, souvent je ne la prends pas.

D’accord, et à quoi tu aimerais arriver ?

Pouvoir prendre des décisions plus facilement, plus rapidement, et ne pas les remettre en question après.

Et comment tu sauras que tu prends des décisions plus facilement ?

Je serais affirmée face à un choix [silence]. Non en fait c’est pas ça. Je serais très légère sur le fait de choisir. En fait limite, le choix ne sera plus un sujet, je me sentirais libre du choix.

Alors aujourd’hui, qu’est-ce qui t’empêche de faire des choix ?

Tout est lourd, j’ai peur de me tromper de direction. En fait j’aimerai avoir la vision future sur les conséquences du choix, voir que c’est un bon choix. Pour y aller plus sereinement.

Tu peux te rappeler d’un choix que tu as fait sans garantie et qui s’est avéré être un bon choix ?

Oui, quand j’ai déménagé. Je sais pas comme un appel, comme une intuition qu’il fallait que j’aille là-bas. Bon, j’ai mis 2 ans à bouger, mais j’ai fini par y aller. Et je n’ai jamais regretté. Mais c’était difficile de prendre la décision.

Comment as-tu pris ta décision ?

C’était dur parce qu’il n’y avait pas de raison. En fait ce que je me dis là, c’est que j’ai rejoins une amie à Nantes, pour aller voir, et elle m’a emmenée quelque part et je me suis immédiatement projetée. Ma décision était prise.

Penses-tu que tous tes choix doivent être faits par toi ?

[silence]

Euh… c’est compliqué là.

L’image qui me vient, c’est celle d’une rivière, avec ses bords et un cours sinueux. Et mon corps dedans, amorphe.

Si tu ne portes plus tes choix, tu suis donc une rivière amorphe. Comment ressens-tu cette image ?

Je panique, ça me fait peur.

Comme si ça pouvait m’amener n’importe où, même à des endroits que j’aime pas. Et il n’y a pas de vie.

C’est juste moi, qui défile.

Qu’est-ce qui rendrait cette image plus confortable ? Qu’est-ce qui ferait que tu n’as pas peur de te laisser porter par la rivière, sans rien faire ?

Des gens sur la rive, à qui je peux faire coucou, dire bonjour, échanger une blague. Voir de la vie autour.

Comment tu te sens avec ça ?

En vie, détendue. Mes épaules sont détendues et je ris.

De quoi tu prends conscience ?

Que voir les gens, entendre la vie autour peut suffire à me laisser porter par le flux.

Quel lien fais-tu avec ton sujet ?

Il n’y a pas de choix à faire. En fait, c’est pas franchement moi qui choisit puisque je suis dans une rivière qui de toute façon m’amène quelque part.

Et que je peux m’assurer qu’il y aura toujours de la vie autour de moi et en moi.

Qu’as-tu envie de changer par rapport à ça ?

Me mettre moins la pression du choix. Peut-être que je pourrais visualiser cette rivière quand un choix s’offre à moi. Observer plus souvent la vie qui défile.

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Tout réduire à pas grand chose