Se détacher émotionnellement
Ah les émotions ! Elles me fascinent depuis toujours.
Ce langage du corps, qui peut autant nous guider que nous faire fausse route.
J’ai reçu un message hier, qui me mentionnait que des amis à moi étaient ensemble, ils ne m’avaient pas prévenue. Sur le coup, je suis vexée, je suis en colère, je me sens rejetée. Beaucoup de choses viennent et d’un coup, je n’ai plus envie de les voir, je monte en épingle.
Avant, j’aurais essayé de comprendre, comprendre ce qui les avait poussé à ne pas m’inviter, comprendre pourquoi ça me touchait, comprendre ce qui n’allait pas chez moi, pourquoi j’avais la blessure de rejet, pourquoi pourquoi pourquoi.
Et puis, il y a quelque temps j’ai compris que quand j’essayais de comprendre, et d’y travailler, c’était pour contrôler. Contrôler qui je suis, me changer, me guérir…
Alors au lieu d’essayer de contrôler, de m’attacher si fort à ce “besoin” de comprendre, j’ai fait autrement.
J’ai trouvé cette phrase qui m’aide toujours : à l’échelle d’une vie, c’est pas si grave. Est-ce que dans 5 ans, ça sera encore un problème ? Et est-ce dans mon quotidien, ça va réellement changer quelque chose ?
Ces questions m’aident à me détacher de ces émotions, de ces croyances, ces pensées qui me traversent. Elles sont toujours présentes mais je ne m’y attache pas.
J’aime me dire que la vie c’est un amoncellement d’instants, et je crois que de plus en plus, je comprends que ces émotions auxquelles je m’accroche longtemps après l’instant, ne sont que des restes du passé.
L’instant dure un instant. Et quand je nourris ces pensées, ces croyances, je m’accroche à l’instant passé. Je ne suis pas dans l’instant. Pas au présent.
Et c’est exactement la même chose pour ce que j’imagine du futur. Tout cela, n’existe pas.
Alors je ne vais pas mentir, ce n’est pas tous les jours facile.
La méditation m’aide beaucoup sur ce point là.
Mais si vous pouviez savoir à quel point c’est exquis, de parfois pouvoir se détacher et juste être là, avec ce qui s’est passé, sans plus, sans moins.