La peur de perdre
L’indécision. Stagner par peur de prendre la mauvaise décision, et par extension qu’elle ne marche pas.
Pourtant, pour tout projet extérieur, relation extérieure, je sais. J’ai une forte intuition de ce qui va durer dans le temps ou non. Je sais quand quelque chose vaut le coup.
Par contre, quand il s’agit de faire des choix risqués pour ma propre personne, c’est bien plus compliqué.
C’est à cet endroit, que ça me semble difficile, presque injouable.
La preuve, lorsque j’ai de l’argent, je le garde bien au chaud. Je ne l’investis pas, chaque investissement me semble compliqué.
Investir. S’investir. A l’inverse, se protéger. C’est quoi l’inverse d’investir ? Garder. Je garde mon argent, je garde mon énergie, je le protège.
C’est une forme de protection. Se protéger, protéger, c’est toujours une bonne idée. Sauf quand ça empêche, de vivre.
Vivre de ses envies. Vivre de ses projets.
En quoi ça serait une bonne nouvelle que ça marche ?
Je ne me serais pas trompée. - intéressant.
Quoi d’autre ?
J'aurai aidé plein de gens.
En quoi ça serait une mauvaise nouvelle que ça marche ?
Ca aura été trop facile.
Je serai coincée.
Il faudra partir sur un nouveau projet, plus difficile.
J’aurai plus rien à apprendre.
En quoi ça serait une bonne nouvelle que ça marche pas ?
Explorer autre chose, partir vivre ailleurs, s’aventurer vers d’autres chemins, laisser la vie faire.
Vivre.
En quoi ça serait une mauvaise nouvelle que ça ne marche pas ?
J’aurai perdu du temps, de l’argent, de l’énergie. Non, j’aurai pas perdu d’énergie. Parce que ça me plaît.
J’aurai perdu du temps. Mais j’aurai vécu.
Je cherche le mauvais point final : le succès.
En fait, ce que je veux vraiment, c’est aider les gens. Et VIVRE. FORT.
La réussite ou l’échec ne veulent rien dire.
Ni de moi, ni de mon projet.